L'Aïkido, pratiqué aujourd'hui, trouve ses origines dans l'Aïkijutsu (plus précisemment dans l'Aïki no Inyo) qui, dit-on, fut fondé par le prince Taïjun, 6ème fils de l'Empereur Seiwa (850-800 après J.C.). Par l'intermédiaire de son fils Tsunemoto, l'art fut transmis de génération en génération au sein de la famille des Minamoto.

Losque l'art fut transmis à Shinra Saburo Yoshimitsu, jeune frère de Minamoto Yoshie, il semble que les fondations techniques de l'Aïkido étaient déjà établies.

Le deuxième fils de Yoshimitsu, Yoshikiyo qui vivait à Takeda (province de Kaï dans le centre du Japon) prit le nom de cette province et les techniques enseignées furent connues sous ce nom.

En 1574, Takeda Kunitsugu déménagea à Aïzu et les techniques transmises à ses descendants furent ainsi connues sous le nom de Aïzu-Todome-Waza.

Toutefois, l'art restait exclusivement le privilège des Samuraï : il était pratiqué de façon restreinte, à l'intérieur du clan et de la famille, jusqu'à ce que le Japon émerge de la période féodale à partir de l'ère Meiji (1868).

Takeda Sokaku Senseï

A cette époque, Takeda Sokaku Senseï, alors chef du clan, commença à divulguer l'art à des personnes "du dehors" en voyageant très largement dans tout le Japon pour finalement s'installer à Hokkaïdo.

Son fils, Takeda Tokimune Senseï, ouvrit un Dojo à Abashiri où il perpétua et développa l'Aïkijutsu en tant que représentant de l'école Daïto.

Parmis les élèves remarqués de Takeda Sokaku Senseï, se trouvait Ueshiba Morihei, homme d'une rare habileté qui développa et maîtrisa l'art qu'il nous a légué sous le nom d'Aïkido.

Généalogie Aïkido