L'amélioration de la posture du corps est très importante pour la qualité technique de l'Aïkido. Cela explique probablement les résultats positifs rencontrés chez les pratiquants souffrant de lombalgies chroniques par renforcement du maintien musculaire lombaire.

Du fait du redressement du tronc par la pratique, la respiration est fortement sollicitée et améliorée. Les fréquents changements de niveau (chutes, debout, sol) et les déplacements à genoux typiques de l'Aïkido sollicitent beaucoup le train inférieur, ce qui renforce et assouplit les jambes tout en permettant une meilleure mobilité et stabilité du bassin, siège du centre de gravité de l'homme situé en un point appelé dans les arts martiaux SEIKA-TANDEN (champ d'énergie).

Sur le plan physiologique, l'Aïkido améliore très nettement la capacité respiratoire ce qui procure au pratiquant une grande aptitude d'adaptation aux différents rythmes d'une séance d'entraînement. La technique de l'Aïkido impose un important travail articulaire. Progressivement, l'Aïkidoka augmente sa résistance aux contraintes sur ses articulations, en amplifie leur qualité de mouvement et de souplesse, en particulier au niveau des épaules, des poignets et des chevilles.

La notion de force s'exprime par l'utilisation optimale de ses qualités énergétiques disponibles en accord avec une respiration adéquate. Un pratiquant d'Aïkido confirmé, ayant éliminé les gestes parasitaires de l'apprentissage et utilisant au mieux ses groupes musculaires donne une impression de puissance qui étonne souvent le débutant.

La notion de discipline martiale impose un placement/ déplacement par rapport à l'adversaire. En Aïkido, certaines formes de travail consistent à réagir contre plusieurs adversaires. Cette situation impose une qualité de déplacement du corps importante, avec des aptitudes promptes à évaluer la position des différents adversaires. Cette qualité prend en considération la perception du corps dans l'espace et les fonctions de coordination.

Il est important de souligner l'apport considérable de l'Aïkido dans le domaine de la coordination. Tous les mouvements se font symétriquement à droite et à gauche ce qui conduit à un travail musculaire très équilibré. L'Aïkido stimule le développement psychomoteur de l'enfant car les placements relativement complexes qu'il exige mettent l'enfant devant des situations didactiques d'amélioration de la coordination, du contrôle musculaire et du schéma corporel. Les témoignages des pratiquants d'Aïkido montrent l'importance qu'ils apportent à cette pratique dans une optique de détente. La situation spécifique (habillement, terminologie, lieu, rituel ....) provoque une franche rupture par rapport à la vie quotidienne. De nombreux Aïkidokas ont signalé l'amélioration de troubles du sommeil, en particulier les difficultés d'endormissement. Enfin, nombreux sont ceux qui y trouvent un exutoire aux stress quotidiens et considèrent que la pratique régulière de l'Aïkido (2 à 3 fois par semaine) leur a apporté un nouvel équilibre psychologique.

Comme pour toute pratique physique, on distingue des contre-indications absolues définitives et temporaires, et des contre-indications relatives aux passages de grades et à la pratique intensive. Toutefois sur un plan strictement médical, les contre-indications sont limitées et cela est du à la grande capacité de modulation de la pratique de l'Aïkido. Du fait de l'absence de compétition, l'Aïkido permet de débuter à tout âge et une pratique à très long terme. L'âge moyen du pratiquant est élevé par rapport aux autres arts martiaux, et les avantages psychologiques de cette discipline où l'on peut s'améliorer constamment sont considérables. Le fondateur a pratiqué jusqu'à la fin de sa vie (86 ans). Enfin, les accidents relativement rares sont un argument de plus pour que les médecins n'hésitent pas à conseiller la pratique de l'AÏKIDO.