• Un disciple, qui entrait dans la voie du zen, demanda à son maître :

- Quel est le premier principe ?

- Si je te le disais, répondit le maître, il ne serait plus que le second principe.

  • Nan-in, maître japonais sous le règne des Meiji, reçut un jour un professeur d'université venu s'informer sur le zen. Comme il servait le thé, Nan-in remplit la tasse de son visiteur à ras bord et continua à verser. Le professeur regarda le thé déborder, jusqu'à ce qu'il s'écrie, excédé :

"Plus une goutte, ma tasse est pleine !"

- Tout comme cette tasse, dit Nan-in, tu es rempli de tes propres opinions. Comment pourrais-je te montrer ce qu'est le zen ?

  • Les 3 fils de TSUKAHARA BOKUDEN

Le maître Bokuden reçut un jour la visite d'un autre maître de Ken-jitsu et, au cours de la conversation, voulut lui montrer le degré de maîtrise atteint par ses fils dans leur art commun. Il eut recours à un stratagème très astucieux :

Il cala un lourd vase de métal sur le coin d'une porte coulissante fermée, dans l'idée que l'objet, ébranlé lorsque la porte s'ouvrirait, s'écraserait sur la tête de celui qui entrerait dans la pièce...

Puis il s'assit calmement en face de son visiteur et appela son fils aîné.

La porte bougea à peine qu'une main passa dans l'ouverture et vint saisir le vase avant qu'il ne s'écrase. Puis l'aîné entra dans la pièce, le vase serré contre lui, fermant la porte derrière lui de son autre main, et il salua... - "Voici mon premier fils, qui a bien progressé et qui se trouve sur le chemin de la maîtrise". L'hôte acquiesa en silence.

Lorsque le second fils fut appelé, la scène fut différente. Il entra sans hésiter et rattrapa le vase qu'au dernier moment, manquant d'être assommé. - "Voici mon second fils, qui ne sait pas encore grand-chose, mais qui progresse de jour en jour". L'hôte sourit avec complicité.

Lorsque le troisième fils fut appelé à son tour, il entra si vite dans la pièce qu'il reçut le vase sur le crâne. Mais avant que celui-ci ne rebondisse au sol, le fils, quoique à moitié assomé, dégaina son sabre et coupa l'objet proprement en deux. - "C'est mon fils cadet, et il a encore bien des choses à apprendre". L'invité sourit avec indulgence...

  • Interprétation des propos de Maître Tamura ciblant l’Aïkido en tant que philosophie de vie, de Budo.

En Occident, la manière de penser procède de la science, qui est l’essence de notre civilisation. Nous divisons et décomposons afin de connaître. En Orient, dès le début, il s’agit de s’attacher à l’idée de globalité, de considérer l’ensemble.

Se consacrer à l’entraînement du Budo, c’est COMPRENDRE l’autre et la connexion entre l’autre et soi et puis soi et l’autre, PERCEVOIR l’ordre des choses, EXPERIMENTER pour améliorer et développer cette relation de l’autre pour un bien réciproque.

S’il est possible de diviser le Tout pour en analyser chaque partie, il est impossible avec chaque partie de reconstituer le Tout. Un bol cassé et recollé aussi parfaitement que possible ne sera plus jamais le même.

  • Il est préférable de pratiquer, dit le Maître, parce que la répétition de mon système est basée sur l'entraînement du subconscient jusqu'au degré suffisant pour qu'il contrôle les mouvements du corps de l'adversaire.