• Lors de la proclamation des résultats de l'examen soyez droit et digne même si vous avez échoué. Rejeter la responsabilité de votre échec sur le jury vous situerait au niveau le plus bas. N'espérez pas pouvoir un jour comprendre quoi que ce soit à l'Aïkido si vous vous comportez de la sorte ! Si vous recevez un grade que vous ne méritez pas, sachez que vous ne l'avez reçu que pour vous signifier que toute possibilité d'évolution vous est dorénavant fermée. Au contraire, qu'un grade vous soit refusé doit être interprété comme la demande qui vous est faite d'un travail plus profond dont vous avez la capacité.
  • Quand débutant est péjoratif

Le pratiquant qui pense péjorativement marche sur un tatami. Il ne travaille pas, n'étudie pas, il vient chercher des "galons" pour croire être supérieur à un autre. Cet état d'esprit ne concerne pas que des kyu, certains "gradés" ont de fortes convictions sur l'appauvrissement à travailler avec un "débutant". Juste un exemple : le midi d'une journée de stage, un 3ème dan affirmait au repas qu'il ne faisait pas des stages pour y trouver des "débutants", refusait donc de travailler avec.

Cette personne n'a en fait jamais commencé l'aïkido. Nous ne pouvons que lui souhaiter de débuter un jour, l'aïki apporte beaucoup au corps et à l'âme...

Travailler avec les débutants apporte beaucoup. C'est complémentaire à l'étude avec un partenaire qui subit parfaitement bien. En effet, pour lui rien n'est codifié. Et ainsi des attaques à main nue ou avec un jo qui suivent tori dans son déplacement (ce qui sollicite un travail d'anticipation, d'entrée précoce, faire Irimi), ou de ses déplacements "bizarres" pendant l'exécution de la technique (un très bon révélateur du contrôle du partenaire), comme dans Shio nage par exemple. De la rigueur, et ça va mieux...